Le biomimétisme (s'inspirer de la nature, chercher à imiter pour résoudre des problèmes, trouver de nouveaux matériaux, par exemple les combinaisons de plongée imitation peau de requin...) fait grandement avancer les chercheurs.
Une des dernières idée émise par l'Agence spatiale européenne (ESA) serez de faire des fusées qui s'autoguérissent. En effet, lancée à grande vitesse, l'engin subit de nombreux chocs, variations de pression, de température... qui peuvent causer des fuites d'air et des dégâts coûteux et parfois irréversibles.
L'ESA, basé à Noordwijk, aux Pays-Bas et son équipe de chercheurs a imaginé de copier la nature : blessé, coupé, égratigné, le corps humain voit en effet son sang se coaguler et constituer une croûte, protection provisoire pour que la peau se reconstitue.
Au Royaume-Uni, le département d'ingénierie aérospatiale de l'université de Bristol s'est mis à étudier la possibilité de concevoir des matériaux autorégénérants. Deux chercheurs, Ian Bond et Richard Trask, viennent de présenter de premiers résultats : un système de réparation autonome pouvant se déclencher seul et résister aux multiples agressions de l'environnement spatial.
Pour ce faire, une partie des fibres actuellement utilisées pour construire une fusée a été remplacée par des fibres de verre composites d'un nouveau type : creuses, dotées d'un diamètre interne de 30 microns - millièmes de millimètres -, elles contiennent différents produits. De la résine aux propriétés adhésives pour certaines, pour d'autres un mélange de résine et d'une substance durcissante. D'autres encore comportent un alliage de résine et de produits catalyseurs.
Si l'engin spatial est endommagé, ces fibres se brisent et libèrent les produits chimiques, qui s'écoulent, se mélangent, réagissent et colmatent les fissures. Longuement testé dans une chambre à vide puis soumis à des variations de température et de pression, le système a démontré sa fiabilité. Les chercheurs poursuivent maintenant leurs travaux afin d'augmenter la résistance des matériaux aux conditions les plus extrêmes. Ces résultats sont déjà jugés "très sérieux" par l'ESA, même si M. Semprimoschnig se montre prudent et évoque un "premier pas".
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Cela va peut être voir le jour dans une dizaine d'année, on verra bien! Mais si ça marche je trouve cela génial.
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