Dimanche 11 novembre 2007
L’ordre de naissance aurait-il un impact sur le quotient intellectuel ? Deux chercheurs norvégiens apportent des éléments de réponse : en comparant le score obtenu
par plus de 240 000 jeunes hommes de 18 ou 19 ans à leur rang familial, il constatent que les aînés ont en moyenne un meilleur QI que les autres. C’est aussi le cas des cadets dont l’aîné est
décédé avant l’âge de 1 an. Le rôle de tuteur généralement joué par le plus âgé pourrait être la principale cause de cette différence, et non l’ordre de naissance biologique.
www.larecherche.com
par Elise
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Sous l’effet d’une torsion, un fil d’araignée présente un comportement très inhabituel.
Les araignées tissent des fils qui n’ont pas fini d’étonner les physiciens et les ingénieurs. Dernière propriété originale en date : le comportement dynamique du fil après qu’il a subi une
torsion. Olivier Emile et Albert Le Floch, physiciens à l’Université de Rennes 1, associés à Fritz Vollrath, zoologiste à l’Université d’Oxford, l’ont étudié, puis expliqué.
Les expériences ont consisté à suspendre à un fil d’araignée long de dix centimètres une petite tige horizontale du poids d’une araignée ; à appliquer une torsion en faisant tourner la tige d’un
certain angle (quelques dizaines de degrés) ; puis à lâcher la tige et à enregistrer avec une caméra informatisée la réponse dynamique du fil à cette excitation. Qu’observe-t-on ? Durant les
premières secondes, l’angle de torsion du fil fait des oscillations amorties non pas autour de la position angulaire initiale (angle nul), mais autour d’une position de pseudo-équilibre, puis le
fil revient lentement à l’état de départ. Un comportement bien différent de celui d’un fil de Kevlar ou de cuivre (voir les graphiques), mais qui rappelle celui d’un fil de Nitinol, un
alliage à mémoire de forme.
D’où vient cette propriété remarquable, qui permet aux araignées de retrouver facilement leur équilibre lors de leurs acrobaties ? O. Emile et ses collègues l’ont expliqué à l’aide d’un modèle
simple, faisant appel à trois durées caractéristiques de retour à l’équilibre. Ces trois constantes de temps distinctes reflètent la rupture et la reformation des liaisons non covalentes mises en
jeu successivement aux différentes échelles de la structure (secondaire, tertiaire et quaternaire) de l’assemblage des protéines composant le fil.
Maurice Mashaal - est rédacteur en chef adjoint de la revue Pour la Science, spécialisé en physique et en mathématiques.
par Elise
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L’un des mystères du vin : le raisin, à l’exception du muscat, n’a pas d’odeur, alors que les vins n’en manquent pas. Que s’est-il passé ?
L’un des mystères du vin : le raisin, à l’exception du muscat, n’a pas d’odeur, alors que les vins n’en manquent pas. Que s’est-il passé ? Des molécules du fruit, des précurseurs d’arômes, ont
été transformées lors de la vinification et sont devenues volatiles. On devrait donc attendre la fin du processus pour connaître la qualité aromatique d’un vin ? Pas nécessairement. En effet,
Raymond Beaumes et ses collègues de l’Unité Sciences pour l’œnologie, à l’INRA de Montpellier, ont mis au point des méthodes rapides de détection et de quantification de précurseurs d’arômes.
Depuis plusieurs années, les œnobiologistes ont caractérisé plusieurs familles de ces précurseurs d’arômes. Ainsi, entre autres, les composés cystéinylés conféreront aux vins jeunes des notes
végétales et fruitées, tandis que les composés glycosylés et du dyméthylsulfure s’exprimeront plutôt dans le bouquet d’évolution, par exemple par des notes de truffe dans les vins moelleux du
Jurançon. Cependant, ils sont tous présents en infimes quantités ; il s’agissait donc de les détecter plus simplement que par les méthodes lourdes accessibles aux seuls laboratoires
spécialisés.
La solution est la spectroscopie infrarouge à transformée de Fourier : en constituant des banques de données à partir d’échantillons dont les compositions sont connues, on peut convertir le
spectre infrarouge d’un raisin inconnu en quantités de précurseurs d’arômes. Pour l’instant appliquée aux glycosides de certains cépages blancs (muscadet, riesling, chardonnay), cette méthode
sera bientôt disponible pour d’autres familles de précurseurs d’arômes et d’autres cépages. Informé, le vigneron pourra mieux gérer ses parcelles, décider quelle cuvée mérite de vieillir, quelle
autre sera vendue rapidement...
Loïc Mangin - est rédacteur en chef adjoint de la revue Pour la Science.
par Elise
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