Infarctus est le terme médical pour un dysfonctionnement du muscle cardiaque hélas de plus en plus fréquent, et que l'on attribue souvent au stress de nos temps modernes.Mais d'où nous vient ce mot rétif : in-far-ctus ?
Bien sûr du latin, cela s'entend. Le verbe latin infarcire signifie tout simplement "remplir, bourrer". Quant au verbe de base, farcire, il a été employé d'abord par les bouchers romains quand ils bourraient des boyaux, des poitrines, des lapins ou des dindes d'un hâchis de viande ou d'herbes aromatiques. C'est ainsi que nous arrivons à la FARCE culinaire qui, en France, atteint peut-être son sommet dans la traditionnelle dinde farcie (servie le jour de Noël), et en Allemagne sans doute dans la poitrine de veau farcie (gefüllte Kalbsbrust).
Mais le mot FARCE ne désigne-t-il pas aussi une pièce de théâtre populaire et drôle, pratiquée depuis la fin du Moyen Âge ?
Exactement ! Et il s'agit bien du même mot. Il faut en effet savoir qu'à ses débuts, la farce théâtrale était une sorte de sketch, voire un numéro de clown dont on remplissait les pauses entre les actes d'un spectacle sérieux. Peu à peu cette sorte de bouche-trou nommé "farce" est devenu une comédie burlesque à part entière, voilà.
Et notre infarctus là-dedans ??
Eh bien, revenons au latin infarcire, remplir : Depuis 1855 nous trouvons dans la terminologie médicale un participe passé un peu imprécis de ce verbe, à savoir infar(c)tus qui dit que quelque chose est rempli, bouché. Et en effet : un infarctus du myocarde est littéralement une obstruction des artères coronaires. Il s'agit donc du premier sens de la farce, une farce qui bouche, qui bourre et qui ne fait pas rire du tout.
http://www.arte.tv/fr/connaissance-decouverte/karambolage/Cette-semaine/Emission-du-20-Janvier-2008/1753684.html

Attention, ça ne veut pas dire comme on pourrait le croire que les confiseurs s’arrêtent de travailler, mais tout au contraire, ça veut dire que tout le monde s’arrête pour laisser
les confiseurs travailler, c’est-à-dire gagner de l’argent en vendant leurs douceurs.
Il faut expliquer pourquoi cette mesure a pu paraître nécessaire à l’époque : la guerre franco-allemande de 1870-71, puis l'épisode sanglant de la Commune en mars, avril et mai 1871
ont affaibli la France et surtout Paris, qui se relèvent avec peine de ces épreuves successives. Au plan politique, les luttes font rage entre républicains, bonapartistes, monarchistes et
révolutionnaires, chaque groupe voulant conquérir le pouvoir.
Il n’est donc pas étonnant que ceux qui en aient le plus profité soient les fabricants et commerçants de confiseries.



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