Le mot: Hamburger

Publié le par Elise

Waltraud Legros, notre linguiste autrichienne, nous invite aujourd’hui à réfléchir à l’origine du mot « Hamburger »

Qui aurait pensé que le « HAMBURGER » , cette discutable bénédiction qui nous vient des Etats-Unis, allait un jour conquérir le monde ? Qu’il serait un jour le symbole d’une non moins discutable culture de table – pour ne pas dire de la culture tout court ?

Trêve de plaisanterie. Y a-t-il un rapport entre le « hamburger » et la ville allemande « Hambourg » ? Hélas, oui.

La langue allemande nous dit qu’il y eut d’abord la « montagne » (« Berg »), et son château fort (« Burg »), puis les habitants vivant à l’intérieur des remparts et appelés à défendre la « Burg » en question, les « Bürger  ».

Les vocables allemands «BURG» et «BÜRGER» ont été d’excellents produits d’exportation : les Italiens ont leur « borgo » et leur « borghesia », les Français le « bourg », le « bourgeois » et toute la « bourgeoisie », les Flamands leur « bourgmestre », et bientôt « Burg » a servi à former d’innombrables noms de lieu : Cherbourg,, Göteborg, Salesbury ... et aussi Hamburg.

Une des spécialités de la cuisine hambourgeoise est une tranche de boeuf préparée de manière particulière et appelée « Hamburger Stück ». Ce « Stück », littéralement « le morceau » a traversé l’Atlantique où il est immédiatement devenu le « steak ». Intégration réussie à la nuance près que ce « steak » a ensuite dégénéré en une espèce de galette de viande hâchée que les Américains, sans doute pour décliner toute responsabilité, ont eu l’audace d’appeler « Hamburger steak », puis « hamburger » tout court et même « burger ».

Tartiné de ketchup et coincé entre deux tranches de pain genre éponge, ce « hamburger » a donc retraversé l’Atlantique et connaît depuis le triomphe que l’on sait.

Jusque là, la langue n’a rien à redire. Mais comment peut-elle accepter le « CHEESburger » qui fait semblant que le « hamburger » a à voir avec «HAM», c’est-à-dire le jambon ?

Il n’y a à cela qu’une explication : que la langue a depuis longtemps baissé les bras devant tout ce qui concerne le « fast-food ». Elle sait mieux que nous que ce n’est pas de la vraie cuisine et regarde tranquillement comment les hommes se ruinent leur santé – et leur silhouette.

http://www.arte.tv/fr/connaissance-decouverte/karambolage/

Publié dans Le mot

Commenter cet article

chrys 05/05/2007 09:27

Bisous et bon week-end ! christel

christel 05/05/2007 08:48

petite absence hier ... l'anniversaire de ma fillette et malade en prime ! du coup repos !!! je me rattrape aujourd'hui pour les bisous , double ration!!! lol bon samedi, christel

dana 05/05/2007 07:09

Finalement, c'est interessant le "fast fooding" !!! on apprend plein de chosesbon week end

christian et renee :0027: 04/05/2007 13:27

OUI oui , moi j'adore ça , mais UNE FOIS PAR AN hi hi hi , avec mon petit fils , car il est bien de sa génération .Beau texte chère ELISE tu es une bonne rédactrice , on te lit avec grand plaisir.Quand à toi chère FRAMBOISE j'espère que tu vas passer un superbe W.E. nous allons manger l' AÏOLLI à PEYROLLES je raconterais si je me régale , comme à l' habitude.Gros bisous marseillais. Bonne journée .Mamiekéké et cricri d'amour.

christel/seuleaumonde 04/05/2007 09:20

un petit bisou en passant !!! bonne journée, christel