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Bienvenue ici pour découvrir l'association Rêves. Et puis il y a un filet de musique, un soupçon de lecture, un zeste d'humour, 2,3 gouttes de science... et une grosse larme de tourisme!!

N'hésitez pas à faire des commentaires et surtout à cliquer sur les liens dans Coups de Coeur pour voir ce qui s'y passe. 

A très bientôt sur mon blog! Merci!

 

 

 

Mardi 4 mars 2008

Trois étudiants de l’Ecole des Mines d’Alès ont créé une comédie musicale "Ciel mon Mariage" .
Ce spectacle se déroulera le 6 mars 2008 à 20h30 à l’amphithéâtre Pasteur de l’ecole des Mines.
Vous pouvez retirer vos entrées gratuites directement à l’Ecole des Mines du lundi au vendredi de 9h00 à 12h00 ou de 14h00 à 16h00.
Une tombola sera organisée au profit de Rêves.

Venez nombreux pour assister à ce spectacle sur les préparatifs d’un mariage !

par Elise publié dans : Rêves
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Lundi 3 mars 2008

Vous connaissez Vercingétorix ? Bien. Mais connaissez-vous Arminius, son collègue allemand ? Avec Corinne Delvaux, Karambolage remonte aujourd’hui aux sources de nos deux cultures.

Qui est ce valeureux héros, chef des gaulois? Bien sûr, Vercingétorix.

Et qui est celui-ci, tout aussi valeureux ?
Hermann der Cherusker, connu aussi sous le nom d’Arminius, le chef des Germains.

Alors, commençons par Vercingétorix.
En 58 avant Jésus-Christ, le gouvernement de la Gaule occupée est confié à César.
Pendant six ans, César va tenter d’étendre l’emprise de Rome sur l’ensemble de la Gaule. Il n’a pas trop de mal : les Gaulois sont divisés en une multitude de tribus qui parlent des langues différentes et qui sont très occupées à se faire la guerre les uns contre les autres. César en profite et avance à grands pas.

Mais, un jeune Gaulois de la tribu des Arvernes, Vercingétorix parvient à fédérer plusieurs tribus et à les exhorter à se rebeller contre les occupants. En 52 avant Jésus-Christ, les Gaulois écrasent les légions romaines à Cénabum et Vercingétorix se fait élire chef des Gaulois. Il va donner beaucoup de fil à retordre à César au cours de cette année 52 jusqu’à ce que finalement, César l’accule sur la colline d’Alésia où Vercingétorix se replie avec ses troupes.

César, grand stratège, fait entourer la colline d’Alésia de circonvallations et de contrevallations. Les Gaulois sont faits comme des rats. Le siège d’Alésia va durer un peu plus d’un mois. Finalement, Vercingétorix se rend pour épargner ses guerriers. César l’envoie dans un cachot romain où il dépérira durant sept ans avant d’être supplicié lors du triomphe de César à Rome.
La défaite d’Alésia parachève la conquête de la Gaule par les Romains.

Et c’est en 1865 que  Napoléon III fait ériger la statue de 13 mètres 60  au sommet de la colline d’Alésia. Vercingétorix est l’emblème du « résistant à l’envahisseur », expression qui sera d’ailleurs un siècle plus tard pour qualifier Astérix.

Dans son récit « La Guerre des Gaules », César raconte ou plutôt laisse entendre sa difficulté à envahir les territoires des Germains. Mais les Romains sont tenaces et ils créent bon nombre de cités sur la rive gauche du Rhin comme Trêves ou Cologne.
En 9 apr. J C., l’empereur Auguste décide d’en finir avec les rebelles germains et le gouverneur Varus, à la tête de 20 000 hommes, tente d’envahir le Nord de la Germanie, les territoires à droite du Rhin.

Seulement voilà, en Germanie, un jeune guerrier de la tribu des chérusques va troubler la fête. Il porte un nom latin, Arminius, car, son père, un germain « assimilé » l’a envoyé dans une école d’officiers à Rome.
Mais face aux exactions de la campagne de Varus, Arminius se souvient de ses origines, il redevient Hermann, il fédère les troupes de Germanie et dans une bataille décisive il parvient à arrêter la progression de Varus. L’armée romaine est littéralement massacrée en 09 après Jésus-Christ.

Tout comme pour la bataille d’Alésia, les historiens divergent sur le lieu exact de cette victoire historique. Arminius a-t-il réellement battu Varus et ses légions dans la sombre forêt de Teutoburg ? Les fouilles récentes laissent penser que ce serait peut-être un peu plus au nord-ouest près de Osnabrück.

Il paraît que le pauvre empereur romain aurait pleuré : « Varus o Varus, rends-moi mes légions ».

L’exploit d’Arminius qui d’ailleurs, sera finalement vaincu par Germanicus 7 ans plus tard, va tomber peu à peu dans l’oubli. Mais au XIXième siècle, quand l’Allemagne aspire à son unité, on se souvient de ce héros, on oublie son nom latin Arminius au profit de son nom germain Hermann et on lui voue désormais un culte sans faille. Et, entre 1838 et 1875, on lui érige un superbe monument de 53 mètres 44, le Hermannsdenkmal, près de Detmold, en Westfalie.

Hermann est désormais mobilisé par les nationalistes de tout poil et naturellement, Hitler aussi se reconnaîtra en lui.

Bon, les revoici côte à côte, Hermann à droite, Vercingétorix à gauche. On peut jouer au jeu des 10 différences : Hermann arbore un manifique casque, tandis que les cheveux de Vercingétorix flottent au vent,
Hermann pointe son épée au ciel tandis que celle de Vercingétorix pointe le sol…

Mais la différence la plus importante ne se voit pas comme ça :
C’est que celui-là, Vercingétorix, tous les petits Français le connaissent au moins de nom. C’est un héros national toujours en service. On en oublierait presque qu’il s’est fait battre piteusement par les Romains.

Tandis que celui-là, Hermann ou Arminius, comme on voudra, eh bien, bien peu de jeunes Allemands sont capables d’associer quoique ce soit avec son nom: eh oui, dans l’Allemagne contemporaine, on a bien peur de glorifier les héros de l’histoire et on s’attarde fort peu, à l’école, sur les mérites de ce valeureux Germain qui est pourtant parvenu à massacrer l’occupant romain par légions entières.
Seuls quelques Allemands un peu plus âgés se souviennent de la chanson populaire :

Quand les Romains devenus insolents,
Sum, sum sum sum sum sum sum
partirent pour le nord de l’Allemagne
sum sum sum sum sum sum sum,
au son de la trompette
Te rä tä tä tä te rä,
Avançait en tête
Te rä tä tä tä te rä,
Le général Quintilius Varus

http://www.arte.tv/fr/connaissance-decouverte/

par Elise publié dans : Allemagne
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Mercredi 27 février 2008

On a tous entndu parler de Persepolis, la BD de Marjane Satrapi adaptée au cinéma. Je vous conseil de lire "Poulet aux Prunes". Toujours des dessins en noir et blanc qui je trouve rendent le texte plus fort. 
L'histoire est belle même si ce n'est pas toujours très gai. A lire d'urgence!!

Poulet aux prunes

Prix du meilleur album 2005

Mot de l'éditeur

Avec cette nouvelle Ciboulette, Marjane Satrapi comblera les lecteurs de PERSEPOLIS tout en en surprenant plus d¹un. En effet, si l¹Iran et la famille de l¹Auteur sont de nouveau les principaux sujets de POULET AUX PRUNES, l¹Auteur explore ici de nouvelles voies de narration qui en font probablement son meilleur livre. Ou comment entrer dans le for intérieur de Nasser Ali Khan, qui a décidé de se laisser mourir car sa femme lui a cassé son tar, son instrument de musique inégalable...

par Elise publié dans : Livre / Book
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Mardi 26 février 2008

Je viens de terminer "Naufrages" de Akira Yoahimura. C'est une très belle histoire, mais un conte philosophique très cruel. 
L'auteur est japonais, la vie à cette période n'était pas facile. A lire!

 

Naufrages



Mot de l'éditeur

Dans un village isolé entre mer et montagne, une petite communauté tente d’échapper à la misère en entretenant d’étranges coutumes. Isaku n’a que neuf ans lorsque son père part se louer dans un bourg au-delà de la montagne. Devenu d’emblée chef de famille, Isaku se voit attribuer une responsabilité dont il ne peut imaginer les conséquences. Une tempête s’annonçant cette nuit-là, d’immenses feux sont allumés sur la plage. Chargé de surveiller ce rite ancestral, Isaku va assister à l’arrivée d’un navire qui, ayant repéré les feux depuis le large, s’approche de la plage pour échapper au naufrage. Mais une barre rocheuse déchire la mer aux abords du village, et le piège se referme sur ce bateau qui, sous les yeux horrifiés de l’enfant, sombre en offrant à la communauté sa précieuse cargaison. A travers ce récit envoûtant et cruel, Akira Yoshimura évoque la violence presque primitive d’une communauté villageoise totalement isolée dans un Japon hors du temps. S’appuyant sur le cycle des saisons, il décrit les conséquences de cet enfermement sur le destin d’un enfant dont la naïveté ne peut engendrer la révolte ni quelque autre forme de jugement face à la misère.

par Elise publié dans : Livre / Book
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